| |
| Les difficultés que rencontre un enfant dyslexique dans son ou à la maison. Comment laider ?
- Il a besoin de sentir le soutien, l'encouragement, la présence réconfortante de l'adulte dans une relation juste avec lui. Les appréciations dites et écrites sous formes de messages personnels sont très importantes. Sinon, il se noie dans le groupe, s'y perd en cherchant à s'y conformer et perd le contact. De même, il a besoin du contact visuel avec l'enseignant. - Il importe de favoriser les enquêtes, les exposés, les recherches sur des sujets qui lui tiennent à coeur, qui lui permettent d'explorer un projet professionnel ou de loisirs. 2) il a du mal à sorganiser. - Il a besoin de méthode, de plans de travail, de constructions en tableaux, en fiches. - Il se perd dans le temps et dans l'espace, que se soit celui de son cartable comme celui de son école. Il est donc nécessaire de lui donner et lui apprendre à se donner des repères visuels, auditifs, tactiles, ainsi que les repères d'orientation. Ne pas craindre les affichages d'emploi du temps, les accrochages de calendriers sur lesquels on peut écrire, l'habitude de se servir de son cahier de textes comme d'un agenda pour tout noter : aussi bien de rajouter des cartouches d'encre dans sa trousse que les devoirs à rendre pour le cours suivant, que son rendez-vous à la piscine. - Pour retrouver facilement ses livres et cahiers, couvrir ceux qui concernent la même matière de la même couleur ou bien les ranger ensemble dans une pochette de couleur. Ensuite faire un tableau des couleurs et des matières correspondantes et l'afficher au dessus de son bureau. - Organiser des jeux de pistes avec billets codés pour une recherche - Établir un projet avec lui et en explorer les conditions de réalisation. - Étudier l'arbre généalogique de la famille, en famille. - Jouer aux devinettes " spatiales " : même jeu que " chaud-froid ", mais au lieu de cela on dit à droite, à gauche, tout droit, recule. L'intérêt étant bien sûr de trouver quelque chose et aussi d'inverser les rôles. 3) il est gêné par le bruit parce qu'il écoute tout et sélectionne difficilement. Il a besoin de calme pour se concentrer et craint l'agitation, l'excitation, la musique ou la T.V. quand il travaille. 4) il écrit avec difficulté et a du mal à prendre des notes et à recopier Pour cela il a besoin qu'une information soit systématiquement donnée sous ses deux formes visuelles et auditives. On peut favoriser le tutorat, le travail d'équipe en planifiant la participation de chacun. Encourager l'entraide et les outils facilitateurs chaque fois que l'objectif du travail n'est pas en contradiction avec leur usage : correcteur d'orthographe, ordinateur, calculette, tables de multiplications, d'additions, de conjugaison, dictionnaires....ainsi que tout autre cahier d'aide-mémoire qu'on aura pu construire. De même l'usage des stabilo, surligneurs, abréviations et codes graphiques usuels sont utiles pour soulager la prise de notes et limiter l'inefficacité engendrée par trop de difficultés à résoudre dans un temps record. 5) il a besoin de temps, de plus de temps qu'un autre et il faut le lui donner ou réduire la tâche. Mieux vaut peu et bien. 6) il mérite d'être noté pour son travail comme un autre. 7) il est défavorisé à l'écrit, pourquoi ne pas envisager une évaluation des 8) il est lent.
Quelques procédés pédagogiques avec des enfants- adolescents dyslexiques dans le champ de la lecture-écriture Il y a actuellement consensus sur le fait que les capacités métaphonologiques jouent un rôle nécessaire quoique non suffisant pour ce qui est de l'acquisition de la lecture dans les langues En pédagogie, notre objectif est de permettre à un sujet de continuer à apprendre donc à comprendre, à penser et à conquérir son autonomie. Les outils proposés ont pour objectif de renforcer les capacités d'analyse segmentale ou de conscience phonologique, mais peut-être ne font-ils que renforcer des procédures compensatoires de traitement de l'information. Néanmoins leur efficacité tient : a) à leur utilisation fréquente, quotidienne et variée dans leur présentation b) à leur aspect ludique, inventif, imaginaire, poétique , musical, rythmique c) au plaisir qui y est lié Pour les plus jeunes Utiliser les comptines, les jeux chantés, mimés, théâtralisés, les jeux de mains, les chansons pour sauter à la corde ou à l'élastique. Le jeu du corbillon dans mon panier j'ai mis ........ des mots en é (ou bien des mots sans é) dans mon couffin j'ai mis ....... des mots en in (ou bien des mots sans in) Le jeu de Pigeon vole Pigeon vole et lève ton doigt quand tu entend le son i dans les mots que je vais dire. ou tout autre son Exercice impliquant la discrimination sonore sans énoncé de mots par l'adulte. L'élève doit trier des cartes-images selon que le phonème retenu est reconnu dans la dénomination des images par l'élève lui même. Plus difficile a) par transformation orale ou écrite selon le niveau de l'élève b) par omission Pour travailler sur les logatomes, les non-mots : Étudier les onomatopées dans les bandes dessinées et en inventer dans le contexte d'une vignette comportant une bulle vide. Exiger cohérence et lisibilité par son propre auteur. Fabriquer un dictionnaire imaginaire : créer des non-mots, les écrire, les lire, et en donner la définition. Illustrer par dessins, collages. Pour reconnaître les syllabes Avec le support des livres jeux es animaux extraordinaires, jouer à reconstituer des images d'animaux et leurs noms qui ont été coupé en deux en respectant les syllabes. Créer avec ces moitiés des animaux chimériques et lire le nom ainsi recomposé. Devinettes : quels animaux se cachent dans la Panthèriloupin ? Combien sont-ils ? par exemple Par principe, associer les différentes perceptions au repérage d'un son : auditives, visuelles, tactiles, gestuelles. |